
Avez-vous entendu la dernière chanson
Qui flotte par les bois, les fleuves et les ponts ?
De Salem à New York, d'Ipswich à Savannah
L'oie sauvage et le vent sifflent ce refrain-là.
Leur chant parle de sang, humour sacramentelle
Qui sépare la mort de la vie éternelle.
Le destin capricieux frappa son cachet
Quelques désespérés que rien ne rapprochait.
Six âmes solitaires affligée par le sort,
Qui trouvèrent ensemble un peu de réconfort,
Au seuil d'un mausolée à la sanglante stèle,
Sur les marches glacées du tout dernier autel.
Un ardent puritain ayant perdu la foi.
Une belle du Sud qui fut belle autrefois.
Une artiste prodige au génie envolé.
Un sombre chevalier au coeur écartelé.
Un chasseur cherokee sacrifié par les siens.
Une sorcière immolée, spectre nécromancien.
Ils ont rendez-vous dans un ténébreux hôtel :
L'impie fosse aux vampyres, tombeau des immortels !
La Ballade des Desperados (chanson populaire, IVème siècle de l'ère des Ténèbres)
Commencez petit. Si vous avez vécu dans le chaos toute votre vie, commencez par créer une petite oasis d'ordre - aussi insignifiante soit-elle - et tenez-vous simplement à cela durant un mois, avant d'en faire plus.
Face au même évènement, vécu comme une épreuve insupportable par une personne à l'état d'esprit empreint de négativité, une autre personne à l'état d'esprit positif peut au contraire se trouver stimulée.
« — Tu veux dire qu’ils n’ont pas de noms, d’empreintes ?
— Si, ils ont tout cela. Mais ils n’ont aucun papier pour le prouver, et les empreintes ne correspondent à rien dans nos bases. En fait, nous avons toutes les preuves pour les faire condamner, mais la loi interdit de juger quelqu’un dont l’identité n’est pas établie. Et nous sommes bloqués… »
Should a traveller, returning from a far country, bring us an account of men, wholly different from any, with whom we were ever acquainted; men, who were entirely divested of avarice, ambition, or revenge; who knew no pleasure but friendship, generosity and public spirit; we should immediately, from these circumstances, detect the falsehood, and prove him a liar, with the same certainly as if he had stuffed his narration with stories of centaures and dragons, miracles and prodigies.
Section VIII. Of Liberty and Necessity. Page 61.
Quand le temps est brumeux, on distingue mal le chemin, et l'on risque de se perdre. De même, quand nous camouflons nos sentiments, ce sont les autres qui nous perdent et ne trouvent pas la voie pour tenter de nous comprendre.
Sa réaction traduisait sa frustration de se battre contre des moulins à vent. Or chacun sait que les moulins à vent ont toujours le dernier mot.
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Accepter de voir la réalité telle qu'elle est provoque une réorganisation de notre psychisme, qui nous donne accès à de nouvelles possibilités.
- Le hurlement des femmes, le silence de l'état -
Une victime ne profite pas de la vie. Elle est trop occupé à s'apitoyer sur son tort, à se sentir impuissante, à se poser en martyr, à s'inquiéter, à se plaindre, à voir le mauvais cote des choses, à ne pas profiter de rien et à adresser des reproches à tout le monde.
- Tu sais quand on cultive la terre, c'est dur ; mais on a beaucoup de temps pour penser. On est pas dans les bureaux d'une grande ville. Quand tu creuses un sillon avec ta charrue, tu vas jusqu'au bout du champ, puis tu reviens, et tu repars. Ainsi de suite. Il n'y a pas de raccourcis. C'est comme la vie. Elle est faîte d'expériences qui enrichissent, tu ne peux pas tricher.
S'il est une chose à laquelle je peux toujours me fier, c'est à la fiabilité rassurante de la bêtise humaine.
- Je reviens chaque année à cette date. Ne trouvez-vous pas les retours fascinants ? Je suis toujours troublée par tout ce qui revient. Le soleil à l’aube, les refrains, les saisons…
– La mauvaise herbe, les boomerangs, les chiens…
« Tu sais pourquoi je n'ai pas relevé - c'est parce que notre peuple doit arrêter de s'émouvoir de mots comme "nègre". J'y pense souvent, et je me dis que pour certains de ces Blancs, des mots de ce genre ne correspondent pas à ce que nous nous imaginons qu'ils signifient. "Nègre", par exemple, désigne pour ces gens-là quelque chose de mauvais, qui ressemble à un esclave, qui est inférieur. Il ne s'agit donc pas d'une insulte contre moi. Moi je suis négro-africaine, pas "nègre". Et puis un Blanc aussi peut être un "nègre", d'après leur définition du mot, tout comme un homme de couleur peut l'être. Alors pourquoi est-ce que je devrais m'émouvoir d'un truc comme ça ? Notre peuple doit arrêter de s'énerver pour n'importe quoi, surtout si ça ne rime à rien...»
Si vous êtes riche, restez également conscient que vous êtes un être humain : vous avez besoin de la richesse du bonheur intérieur, et ce bonheur ne s'achète pas.
Vous en parler d’une façon tellement rationnel, s’écria-t-elle. Vous rendez-vous compte que quarante-cinq pour cent des meurtres commis par des jeunes de moins de vingt-cinq ans qui pour la plupart ont une vie familiale désastreuse et souffrent d’un grand facteur d’instabilité ?
Une fois encore, cet épisode risque de sembler fort de café au lecteur avachi. Il se dira : on me raconte des blagues, on m'enrhume... C'est mal me connaître. Le goût violent de la vérité constitue le besoin le plus profond de ma nature. Aussi j'affirme sur mon honneur et ma conscience, devant Dieu, les hommes et plus spécifiquement sur la tête de ma mère, que les choses se sont déroulées comme telles. Mon équipage en témoignera si besoin.
- Plante un jardin où tu vis, à commencer par l'intérieur de toi-même -
Le souper fut comme la plupart des soupers de Paris : d'abord du silence, ensuite un bruit de paroles qu'on ne distingue point, puis des plaisanteries dont la plupart sont insipides, de fausses nouvelles, de mauvais raisonnements, un peu de politique, et beaucoup de médisance.
Le changement fait aussi peur qu'un monstre dans un film d'épouvante. Une fois que vous l'avez bien vu, c'st juste un type en combinaison de caoutchouc.